Selon une étude publiée le 20 avril par Staff & Go, une société spécialisée dans les SIRH, la fonction RH traverse une crise profonde, largement alimentée par le poids croissant des contraintes administratives et juridiques. En 2026, 91 % du temps des professionnels RH est accaparé, en tout ou partie, par ces tâches, au détriment des missions humaines.
La complexité du droit du travail est particulièrement pointée : 69 % des RH jugent désormais plus difficile de l’appliquer que de le comprendre. Résultat, près de la moitié d’entre eux se définissent aujourd’hui comme des interprètes juridiques, contraints d’ajuster en permanence leurs pratiques face aux évolutions réglementaires et jurisprudentielles.
Les principales difficultés ne résident pas tant dans les lois elles-mêmes que dans leur mise en œuvre (42 %), tandis que 18 % évoquent une charge mentale croissante. Les sujets du quotidien – arrêts maladie, heures supplémentaires, congés ou télétravail – concentrent l’essentiel des préoccupations, loin devant les enjeux émergents comme l’IA Act ou le développement des talents.
Cette pression alimente un climat d’incertitude : peur de ne pas être conforme, rigidité excessive ou crainte de ne plus oser décider. Une situation qui pèse lourdement sur l’attractivité du métier : près de 8 professionnels RH sur 10 ont déjà envisagé de quitter leur fonction, dont 31 % à plusieurs reprises.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH