30 % des personnes perçues comme “noires”, 28 % de celles perçues comme “arabes” et 19 % de celles perçues comme “juives” ont vécu des discriminations au travail, contre 6 % de celles perçues comme “blanches”, selon les résultats d’un état des lieux des racismes en France réalisé par l’Ifop pour la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) publié aujourd’hui. L’étude porte sur un échantillon de 14 025 personnes âgées de 15 ans et plus résidant en France métropolitaine.
“Les conséquences sur les parcours professionnels sont mesurables : 26 % des victimes ont déjà changé d’employeur en raison de ces risques [de racisme], dont 36 % des musulmans – traduisant un coût économique et social direct du racisme sur les trajectoires professionnelles des minorités”, précise l’Ifop.
“Les juifs semblent […] davantage confrontés à un racisme diffus, ancré dans le quotidien comme dans des situations aussi ordinaires que les trajets en taxi”, souligne l’Ifop.
“Le racisme n’est ni un accident, ni le fruit d’une hostilité spectaculaire mais le produit d’un travail de relégation et de stigmatisation diffus, qui opère dans chacun des espaces de socialisation : l’école, le travail, le voisinage, la rue, les institutions”, retient l’Institut, qui qualifie la méritocratie républicaine au travail en France de “promesse trahie”
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH