Le 3 mars dernier, le tribunal administratif de Marseille a reconnu l’existence d’un lien direct entre le cancer du sein d’une infirmière et ses conditions de travail de nuit. “Une victoire syndicale” selon la CFDT dont certaines unions territoriales (notamment le Grand-Est), le syndicat des mineurs et la fédération santé sociaux militent sur le sujet depuis plusieurs années, en particulier pour les professions dans lesquelles les femmes sont exposées (santé, transports) en raison de leur travail de nuit.
“Ces maladies professionnelles reconnues confirment la nécessité de créer un tableau de maladie professionnelle pour le cancer du sein”, indique un communiqué dffusé hier. La CFDT revendique également “des données genrées dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), encore trop peu renseignées, ainsi qu’une meilleure adaptation des équipements individuels et collectifs”. Selon le syndicat, “dans les secteurs plus à risques, des campagnes de dépistages du cancer du sein doivent être développées”. La CFDT appelle enfin à un “dialogue social renforcé pour permettre d’adapter le travail et réduire les risques professionnels”.
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