Selon une étude mondiale publiée le 17 février par le cabinet Mercer et menée auprès de 1 600 entreprises multinationales dans 60 pays, seules 36 % d’entre elles se disent prêtes à répondre aux nouvelles exigences en matière de transparence salariale. En Europe, le constat est encore plus préoccupant : à peine 9 % des organisations interrogées disposent d’une stratégie pleinement opérationnelle.
La France ne fait pas figure d’exception. Seules 36 % des entreprises françaises estiment être en mesure de se conformer aux obligations à venir, signe d’une préparation encore incomplète.
L’intégration des avantages sociaux dans les dispositifs de transparence reste, elle aussi, très hétérogène. Seules 14 % des entreprises les incluent déjà dans leur reporting. Un peu plus d’un tiers (36 %) prévoient de le faire, tandis que 30 % continuent de les traiter séparément et 20 % n’envisagent pas de les intégrer.
Pour Mercer, la transparence salariale devient pourtant un enjeu majeur de réputation et de confiance. Mais l’étude montre que la démarche reste encore trop cantonnée aux services RH. Si 79 % des stratégies sont pilotées par la direction des ressources humaines, seules 35 % associent les dirigeants. Par ailleurs, 38 % des entreprises misent sur la formation des managers, et seulement 13 % intègrent des enquêtes auprès des salariés.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH