Après des mois de tractations parlementaires et plusieurs recours au 49.3, le projet de loi de finances pour 2026 a été définitivement adopté, hier soir, peu avant 20 heures, à la suite du rejet des deux motions de censure déposées contre le gouvernement.
La première, déposée par le Parti communiste, La France insoumise et le groupe Ecologiste et Social a recueilli 260 voix, loin de la majorité absolue de 289 voix nécessaire pour renverser le gouvernement. La seconde, portée par le Rassemblement national et l’Union des droites pour la République, a obtenu 135 voix.
Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a dénoncé à la tribune de l’Assemblée nationale, les discours de certains députés. Il a critiqué “la plus grande déconnexion qu’on puisse avoir dans les propos tenus” en citant la prime à l’emploi ou la fiscalité.
“Il y a une ambiance politicienne dans ces débats”, a-t-il jugé, en mentionnant les campagnes des municipales de mars et présidentielle de 2027. “Tout est bon pour tromper le peuple français”, a-t-il lancé, estimant qu’”il est temps de passer à autre chose et que la France ait un budget”.
Le texte doit désormais passer l’étape du Conseil constitutionnel avant d’être promulgué.
► Nous reviendrons plus en détail les mesures sociales dans une prochaine édition.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH