Le congé de paternité progresse, mais les inégalités persistent


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Selon une étude publiée hier par l’Ined, l’allongement du congé de paternité entré en vigueur en juillet 2021 n’a pas bouleversé les comportements des nouveaux pères. L’institut constate même que cette réforme “a soutenu la tendance à la hausse amorcée” avant son application. Entre juillet 2021 et décembre 2023, 81 % des enfants nés en France ont ainsi bénéficié d’un père prenant tout ou partie de son congé au-delà de la semaine obligatoire.

Mais derrière cette progression globale, les écarts demeurent marqués. Le recours au congé varie fortement selon le niveau de diplôme et, surtout, selon la situation professionnelle des pères avant la naissance. Les salariés du public et les employés du privé en CDI restent les plus enclins à utiliser ce droit, suivis par ceux en CDD. À l’inverse, les travailleurs indépendants y ont nettement moins recours, et les pères au chômage encore moins, malgré la possibilité de prolonger leurs droits aux indemnités.

Les raisons invoquées pour renoncer au congé évoluent également. Les contraintes professionnelles, notamment une charge de travail jugée trop lourde, sont désormais plus souvent citées. Les difficultés financières, accentuées par l’inflation, pèsent aussi davantage dans la décision. En revanche, la crainte du jugement de la hiérarchie ou des collègues, tout comme la complexité administrative, apparaissent moins déterminantes.

 

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Anne Bariet
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Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH