Violences sexistes au travail : le Haut conseil à l’égalité plaide pour une inscription obligatoire dans le document d’évaluation des risques


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Dans son rapport annuel sur l’état du sexisme en France, publié hier, le Haut conseil à l’égalité (HCE) dresse un constat alarmant : 49 % des femmes déclarent avoir été confrontées à des discriminations dans leur environnement professionnel. Ecarts salariaux, plafond de verre, freins à la promotion… Ces inégalités traduisent, selon l’instance, la persistance de mécanismes structurels profondément ancrés.

Dans le secteur privé, les femmes perçoivent en moyenne une rémunération inférieure de 22 % à celle des hommes. A poste et temps de travail équivalents, l’écart demeure de 4 %, rappelle le HCE. Un fossé qui s’accompagne d’une sous-représentation tenace aux postes de décision.

Pour inverser la tendance, le Haut conseil formule plusieurs recommandations. Parmi elles figure l’intégration obligatoire du risque de violences sexistes et sexuelles dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), actuellement facultative. L’instance préconise également un renforcement de l’application des sanctions pénales et financières à l’encontre des structures – publiques, privées ou associatives – qui ne respecteraient pas leurs obligations légales en matière de prévention et de traitement de ces violences.

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Anne Bariet
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Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH