Les femmes dirigeantes face au plafond de verre dans les PME françaises


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Les femmes dirigent un quart des entreprises françaises – micro-entreprises, PME et entreprises de taille intermédiaire (ETI) confondues -, soit 1,3 million de structures, mais ne génèrent que 12,45 % du chiffre d’affaires total de ce secteur, selon une enquête de l’observatoire de la CPME dévoilée le 9 janvier. Avec 403 milliards d’euros de revenus, elles pèsent deux fois moins que leur proportion ne le laisserait attendre.

Le paradoxe est d’autant plus frappant que ces entreprises affichent une meilleure rentabilité que celles dirigées par des hommes. 

Parmi les obstacles identifiés figure en premier lieu le financement bancaire : les TPE dirigées par des femmes lèvent 25 % de nouveaux crédits en moins que celles dirigées par des hommes. S’ajoutent les dificultés à accéder au capital-risque et la complexité administrative, qui complique l’articulation entre vie professionnelle et personnelle.

Pour inverser la tendance, l’observatoire formule plusieurs propositions : davantage de transparence sur la performance économique des entreprises dirigées par des femmes, la création de dispositifs de financement dédiés au passage de PME à ETI, le recours systématique à l’intelligence artificielle dans les programmes d’accompagnement, ou encore un statut spécifique dans les dispositifs publics de garde d’enfants pour soutenir concrètement les entrepreneures.

Cet observatoire a été élaboré à partir des données publiques de 200 000 entrepreneures.

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Anne Bariet
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Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH