56 % des actifs se disent incommodés par le bruit sur leur lieu de travail, selon une enquête Ifop pour l’Association nationale de l’audition publiée à l’occasion de la dixième semaine de la santé auditive au travail (du 3 au 8 novembre). Un chiffre en recul de six points par rapport à 2024.
Les environnements les plus exposés sont les ateliers et chantiers (66 % de plaintes), suivis des espaces de travail partagés : 65 % en open space avec poste fixe, 60 % en flex office. Le bureau individuel reste un havre relatif, avec seulement 42 % d’actifs dérangés.
Tous les secteurs sont touchés, de l’industrie (65 %) à l’administration (61 %), en passant par le BTP (60 %), le commerce (53 %) et les services (51 %). Le télétravail n’échappe pas au phénomène (59 %), tout comme le travail hybride (56 %). L’âge ne joue aucun rôle : moins et plus de 35 ans sont affectés dans les mêmes proportions.
Face à ce constat, 51 % des employeurs proposent au moins une solution, principalement des équipements de protection individuelle (30 %) ou des casques de communication adaptés (28 %). Moins d’un quart des actifs (23 %) bénéficient d’espaces repensés pour limiter les nuisances. Les actions de sensibilisation (19 %) et les dépistages auditifs (20 %) restent minoritaires.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH