Lors de sa visite à Ljubljana (Slovénie), mardi 21 octobre 2025, Emmanuel Macron a tenu une conférence de presse lors de laquelle il a affirmé que “les perspectives de référendum sont possibles” sur les retraites, avant d’ajouter “Je pense donc que le plus important, c’est qu’il y ait un moment de stabilité” et des “discussions sur le budget”. Le président de la République a également indiqué qu’après le budget, il laisserait libre cours aux discussions entre partenaires sociaux sur le travail et les retraites. Et qu’ensuite, “sur cette base nous verrons quels sont les chemins qui pourront être suivis”.
Interrogé le même jour par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale sur le PLFSS pour 2026, le ministre du travail Jean-Pierre Farandou a confirmé cette perspective : “Peut-être qu’un accord est possible entre les partenaires sociaux, je ne l’écarte pas. Il faut le jouer ! Sinon il faudra que les Français tranchent”.
Enfin, alors que Sébastien Lecornu a révélé avoir envoyé dès lundi soir une lettre rectificative au Conseil d’Etat, Emmanuel Macron a contredit son Premier ministre en affirmant que la réforme de 2023 n’était pas suspendue mais seulement décalée : “Le premier ministre a fait un choix, pour apaiser le débat actuel, qui a consisté à proposer le décalage d’une échéance – ce n’est ni l’abrogation ni la suspension, c’est le décalage d’une échéance”. Il a ajouté que le débat parlementaire donnera l’issue de ce sujet.
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