Sur France 2 hier soir, le Premier ministre démissionnaire Sébastien Lecornu, au terme de ses deux jours de consultation des forces politiques, a considéré sa mission comme “terminée”. Il considére que le président peut nommer un nouveau Premier ministre “dans les 48 heures”.
“Nous avons une assemblée fragmentée, mais avec des possibilités de compromis. Il y a une majorité absolue qui refuse la dissolution. Il y a des forces politiques, y compris de gauche, qui sont prêtes à s’accorder pour un budget. J’ai dit au président que les perspectives de dissolution s’éloignaient”, a déclaré Sébastien Lecornu en souhaitant une équipe gouvernementale “complètement déconnectée des ambitions présidentielles”.
Le Premier ministre démissionnaire ne s’est pas prononcé sur la possibilité d’une suspension de la réforme des retraites (avec un âge de départ plafonné à 62 ans et neuf mois ou à 63 ans au lieu de continuer sa progression jusqu’à 64 ans). “C’est un des dossiers les plus bloquants, les plus difficiles”, a-t-il simplement commenté tout en reconnaissant que “s’est installée l’idée dans le pays d’une une blessure démocratique : les Français ont le sentiment que le débat n’a pas eu lieu”. Sébastien Lecornu a exprimé l’idée qu’un débat parlementaire devra avoir lieu sur le sujet, et il a donné le chiffre de trois milliards d’euros pour le coût d’une suspension de la réforme.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH