Les négociations annuelles obligatoires (NAO) de 2025 témoignent d’un net reflux des augmentations de salaire dans les entreprises. Selon une étude du cabinet Mercer publiée jeudi 10 juillet, le budget médian consacré aux hausses de rémunération a chuté de 4 % en 2024 à 2,5 % cette année.
Cette modération intervient après deux années de fortes revalorisations destinées à compenser l’inflation. Les négociations se sont par ailleurs tendues : fin mars, seules 84 % des entreprises avaient bouclé leurs NAO, contre 93 % un an plus tôt. Surtout, 21 % des discussions ont abouti à un procès-verbal de désaccord, soit trois points de plus qu’en 2024.
Les disparités sectorielles restent limitées, les enveloppes variant de 2 % dans les biens de consommation à 3 % dans l’énergie. Fait notable : 7 % des entreprises ont gelé tout ou partie des salaires, du jamais vu depuis 2021.
Pour compenser cette retenue salariale, les deux tiers des entreprises privilégient les avantages sociaux : titres-restaurant, télétravail, intéressement ou formation. A l’inverse, la prime de partage de la valeur s’effrite : seules 4 % des sociétés l’ont versée cette année, contre 19 % en 2024, pénalisée par un traitement fiscal moins favorable.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH