L’intelligence artificielle encore peu utilisée pour le recrutement de cadres


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Selon l’étude de l’Apec publiée hier (*), les entreprises ont rencontré moins de difficultés pour recruter un cadre en 2024 (-6 points), recrutement des cadres qui a par ailleurs connu une baisse de 8 % comparé à 2023. La durée moyenne du recrutement d’un cadre reste de 12 semaines. La principale difficulté évoquée par les recruteurs demeure le faible nombre de candidatures reçues (74 % des entreprises) mais si cet écueil baisse significativement par rapport à l’année précédente (-5 points). Cette difficulté est désormais rattrapée par le décalage entre les candidatures reçues et les profils recherchés (78 %).

Des entreprises moins offensives

Quel impact ces évolutions ont-elles eu sur le sourcing ? “Alors qu’elles éprouvent moins de difficultés à pourvoir leurs postes de cadres, les entreprises se montrent moins offensives dans la recherche de candidats”, note l’Apec. Seules 47 % des entreprises ont eu recours à un intermédiaire – cabinet de recrutement ou de chasse, agence d’intérim – pour au moins un recrutement de cadre. Par ailleurs, 71 % des entreprises ont diffusé leurs offres d’emploi de cadres sur au moins deux canaux (sites d’emploi en ligne, réseaux sociaux ou propre site de l’entreprise), soit deux points de moins qu’en 2023. 

L’offre d’emploi et le réseau de contacts restent deux valeurs sûres. La diffusion d’une offre d’emploi reste incontournable : 84 % des entreprises y ont eu recours pour au moins un de leurs recrutements de cadres. La diffusion d’une offre d’emploi a permis à 54 % des entreprises de trouver le bon candidat. 
La mobilisation du réseau de contacts personnels ou professionnels vient ensuite.

Le développement de “pré-entretiens”

Fini la lettre de motivation, place à la présélection téléphonique ou par visioconférence ! “En 2024, 69 % des entreprises y ont eu recours pour au moins un recrutement de cadres, dont 64 % systématiquement ou la plupart du temps”, constate l’Apec. L’objectif est de faire “un premier tri parmi les candidatures ayant attiré leur attention” (…) A travers la présélection téléphonique, les entreprises visent en priorité à évaluer la motivation des candidats et leur intérêt pour le poste (62 %), ainsi que leurs compétences techniques (56 %, et jusqu’à 64 % pour les postes dans les services à forte valeur ajoutée)”.

L’utilisation très marginale de l’IA

Si l’utilisation de logiciels de recrutement progresse, le recours à l’intelligence artificielle reste encore “balbutiant”; note l’Apec. “La grande majorité des entreprises recrutant des cadres se contentent de logiciels bureautiques standard pour mener à bien ces processus de recrutements (78 %)”. “L’usage [de l’IA] de plus en plus fréquent semble encore peu concerner les activités de recrutement, ou alors pas de façon structurée. Seules 4 % des entreprises ayant recruté un cadre en 2024 déclarent avoir intégré l’usage direct d’outils d’intelligence artificielle dans leur processus de recrutement et dans la plupart des cas se limitent à les solliciter pour la rédaction d’offres”.

 

(*) L’édition 2025 du baromètre des pratiques de recrutement de cadres repose sur une enquête téléphonique réalisée du 14 janvier au 14 février 2025 auprès de 1 150 entreprises de 10 salarié.es et plus du secteur privé ayant recruté au moins un cadre au cours de l’année 2024.
 

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Florence Mehrez
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L’Association pour l’emploi des cadres a publié hier une étude sur les pratiques de recrutement des cadres en 2024. Les entreprises ont rencontré moins de difficultés pour recruter des cadres l’an passé et ont opéré un resserrement de leurs techniques de sourcing. Autre enseignement : pour l’heure, les entreprises en restent aux logiciels classiques de recrutement et n’ont pas encore intégré l’IA dans leurs pratiques de recrutement.
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Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH