Selon une enquête de l’Ugict-CGT publiée hier et menée auprès d’un millier de personnes, le salaire est désormais la préoccupation principale des professions techniciennes et intermédiaires, première catégorie socioprofessionnelle en France en nombre. Cette revendication supplante désormais l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle, qui dominait les enquêtes précédentes.
La moitié des sondés estime que leur rémunération ne correspond pas à leur qualification, soit une hausse de deux points par rapport à 2024. Ce sentiment de dévalorisation s’aggrave alors que 44 % déclarent travailler plus de 40 heures hebdomadaires et qu’un quart affirme effectuer des heures supplémentaires ni récupérées, ni rémunérées.
La pression s’accentue également avec la porosité croissante entre sphères professionnelle et privée : 43 % des professions intermédiaires constatent un débordement du travail sur leur vie personnelle en raison des technologies numériques, soit quatre points de plus qu’en 2024. Dans ce contexte, la revendication d’un droit effectif à la déconnexion progresse de six points depuis 2020.
L’étude souligne la nécessité d’un meilleur encadrement du télétravail, notamment par une directive européenne que l’Ugict-CGT appelle le gouvernement français à soutenir activement.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH