En 2023, seulement 16,2 % des entreprises du secteur privé d’au moins 10 salariés ont engagé au moins une négociation collective, mais ces entreprises emploient 61 % de l’ensemble des salariés. Ce taux de négociation est en baisse de 0,4 point par rapport à 2022, année déjà en recul (- 1,2 %) par rapport à 2021.
Cette propension à négocier baisse de 0,9 point dans les entreprises pourvues d’un délégué syndical mais ce taux atteint néanmoins 81,8 % dans ces sociétés, contre 23,9 % pour les entreprises ayant seulement des élus, et 1,9 % seulement pour les entreprises non couvertes par des représentants du personnel, note la Dares dans une nouvelle étude parue le 7 mai (voir le tableau ci-dessous).
Sans surprise, ce sont les grandes entreprises qui négocient le plus. Ont négocié au moins une fois en 2023 :
- 94,6 % des entreprises d’au moins 500 salariés (- 0,6 point par rapport à 2022) ;
- 79 % des 200-499 salariés (+0,8 point) ;
- 57 % des 100 à 199 salariés (-2,4 points) ;
- 36 % de 50 à 99 salariés (-0,6 point) ;
- seulement 8,7 % de 10 à 49 salariés (- 0,3).
A noter : en 2023, les salaires restent le premier thème de négociation ( ) , la représentation du personnel étant en progression (4,8 % des entreprises) du fait du renouvellement des CSE, une tendance déjà pointée par la Direction générale du travail dans son bilan.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH
