1er mai : la CPME et l’U2P soutiennent la fin du jour chômé pour certaines entreprises


A la une (brève)

Certains salariés bientôt contraints de travailler le 1er mai en dehors de ceux employés par des établissements et services pour lesquels la continuité de l’activité est indispensable ? A l’origine de cette polémique, plusieurs exploitants de boulangerie qui se sont plaints d’avoir reçu des verbalisations pour avoir ouvert leur commerce le 1er mai, notamment en Vendée. Selon la ministre du travail et de la santé, Catherine Vautrin, interrogée sur Sud Radio, “Il y avait une tolérance qui existait depuis des années, jusqu’en 2006, avec un arrêt de la Cour de cassation” [du 14 mars 2006]. La ministre se dit favorable à toute modification législative en leur faveur. Une proposition de loi serait en cours d’élaboration dans ce sens.

Dans un communiqué, la CPME dénonce des “situations kafkaïennes” : “Ces incohérences pénalisent les entreprises de proximité, celles qui créent de l’emploi et font vivre nos centres-villes. [Nous demandons] une réforme de bon sens : permettre à ceux qui le souhaitent de travailler le 1er mai, dès lors qu’un accord d’entreprise ou de branche le prévoit – comme c’est déjà le cas pour les autres jours fériés”. L’U2P (l’union des entreprises de proximité) “demande que l’Etat prenne rapidement l’engagement formel, pour ce 1er mai 2025, de ne pas sanctionner les entreprises qui souhaiteront faire travailler leurs salariés, sous réserve de leur accord et d’une rémunération doublée. Il conviendra ensuite d’engager une concertation avec les organisations représentatives de ces professions, et en premier lieu l’U2P, afin de déterminer le cadre législatif le plus approprié pour les années à venir”.

Au contraire, la fédération Force ouvrière de l’alimentation du tabac et des services annexes (FGTA-FO) défend le jour férié et chômé et dénonce “avec force les prises de position du gouvernement” ainsi que celle des fleuristes et boulangers avant d’ajouter : “Nous nous y opposons fermement : ce type de dérogation constitue un recul grave, et va à l’encontre du sens même de cette journée de lutte. Le 1er mai n’est pas à vendre. Il appartient aux salariés”.

De son côté, la confédération nationale de la boulangerie défend ses positions dans un communiqué argumenté. Les fleuristes lui ont emboîté le pas.

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Marie-Aude Grimont
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Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH