Les reconversions des élites managériales “ne constituent pas systématiquement une rupture radicale avec l’univers professionnel antérieur”, soulignent les auteurs d’une note publiée, le 8 avril, par le Centre d’études de l’emploi et du travail. En clair, les rebonds professionnels des cadres diplômés des grandes écoles ne sont pas tous exceptionnels.
Certaines reconversions s’apparentent à des “pas de côté”, à l’image des ex-ingénieurs (un peu plus d’un tiers de l’échantillon) qui se sont réorientés vers des fonctions de conseil, de gestion de projet, de marketing, RH, ou méthodes.
D’autres sont plus aventureux. C’est le cas des ex-cadres (26%), principalement des femmes, qui ont opté pour des fonctions d’enseignement, de formation, de gestion de projets dans les secteurs de l’éducation, l’économie sociale et solidaire. Ou encore des managers qui ont décidé de créer leur propre entreprise (un quart des profils).
L’étude identifie un dernier profil : les personnes reconverties vers des métiers du soin, principalement dans les domaines du coaching, de la thérapie et des médecines alternatives, exerçant en professions libérales.
Si les motivations divergent, plusieurs constantes apparaissent, qu’il s’agisse de la quête de sens ou des modalités d’exercice, afin de rétablir un meilleur équilibre entre temps de vie, de privilégier la liberté et l’indépendance ou la volonté de se distancier du salariat et des collectifs de travail, “fréquemment perçus comme insatisfaisants lors des dernières expériences”.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH