L’Unsa constate un recul assez franc du “progressisme” en matière d’égalité femmes-hommes. “Ainsi, certaines mesures suscitent beaucoup plus de rejet que l’an dernier”, selon l’indice publié hier.
C’est notamment le cas de la mise en place éventuelle de congés menstruels : “si 53 % des salariés interrogés y adhèrent, c’est sept points de moins qu’en mars 2024”. La prise en charge de la protection juridique de l’employeur en cas de violences sexistes ou sexuelles “recule également de quatre points même si cette mesure reste nettement soutenue, à 83 %”.
La prise en compte de la ménopause et un accompagnement lors du retour de congé maternité sont également des mesures moins soutenues que l’an passé bien qu’elles demeurent elles aussi encouragées par une majorité de salariés, respectivement à 53 % (-2) et 81 % (-1).
Enfin, sur un des enjeux les plus déterminants, celui de l’égalité salariale à niveau de qualification égal, 77 % des salariés estiment que leur employeur la respecte. Un chiffre en hausse de deux points. Pour autant, les femmes sont 69 % (+1) à considérer que cette égalité est respectée dans leur entreprise, contre 86 % des hommes. Un écart qui témoigne des inégalités de perception qui accompagnent les inégalités de genre.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH