Pour la première négociation salariale de branche après le passage début 2024 à la nouvelle convention collective de la métallurgie, les discussions des partenaires sociaux se sont soldées par un échec. La proposition de l’UIMM, la fédération patronale, fixée à 0,9 % en moyenne, n’a pas convaincu les organisations syndicales. La fédération se dit “attachée à préserver la compétitivité des entreprises et l’emploi” face à un “contexte économique fortement préoccupant et incertain pour les entreprises de la métallurgie”.
La CFE-CGC déplore une “occasion manquée” car la nouvelle convention collective “se voulait un outil d’attractivité” tandis que la FGMM-CFDT, qui avait suggéré une revalorisation de 2 %, estime que la proposition patronale “entraînerait une perte de pouvoir d’achat et nuirait à l’image de la branche”. Quant au syndicat FO métaux, il considère que cet échec “conduit à renvoyer aux seules entreprises la question des minima salariaux, pourtant prérogative de la branche”.
L’UIMM promet toutefois de continuer à “maintenir un dialogue social de qualité dans la branche, dans le cadre de l’agenda social qui se poursuit”.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH