Dans un communiqué publié hier, le Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP) s’oppose à la réforme visant à réduire l’indemnisation des arrêts de travail.
Rappelons en effet qu’en marge du PLFSS pour 2025, le gouvernement avait annoncé une révision du plafond de revenus pris en compte dans le cadre du calcul des indemnités journalières maladie qui serait abaissé de 1,8 à 1,4 Smic. Un projet de décret avait déjà circulé.
“Concrètement, l’indemnité journalière maximum de la sécurité sociale passerait ainsi de 53,31 euros brut à 41,47 euros brut par jour d’arrêt maladie, soit une baisse de plus de 20 %, déplore le CTIP. Plus d’un salarié sur deux – soit 13 millions de salariés – serait concerné, le salaire médian en France étant de 2820 euros par mois en 2024”.
En outre, une telle mesure représenterait “une charge supplémentaire de 800 millions d’euros pour les entreprises et les salariés”. En effet, indique le CTIP, “cette mesure pèserait fortement sur les prestations des organismes de prévoyance collective, à commencer par les institutions de prévoyance, principaux acteurs de la couverture des salariés en arrêt de travail. Cette augmentation des prestations purement financière et décorrélée du risque conduirait ces organismes qui, de par leurs statuts, ne peuvent être en déficit, à une augmentation des cotisations à la charge des entreprises et des salariés”.
Interrogé, le ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles n’a pas répondu sur le maintien ou non de cette réforme.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH