“Nous considérons que les décisions prises par l’État depuis 2018 d’une part sont responsables de notre dette et d’autre part nous empêchent de la rembourser significativement”. Dans un courrier adressé à François Bayrou, la direction de l’Unédic (organisame paritaire de gestion de l’assurance chômage) reproche directement à l’Etat d’être responsable de sa dette (lettre en pièce jointe). Malgré ses demandes, les besoins de financement de l’Unédic n’ont pas été pris en compte dans la loi spéciale qui a remplacé les projets de budget à l’issue de la censure du gouvernement Barnier.
Selon le président de l’Unédic Jean-Eudes Tesson (Medef) et la vice-présidente Patricia Ferrand (CFDT), “le projet de loi de finances pour 2025 prévoyait initialement l’octroi de la garantie de l’Etat à hauteur de 4 milliards d’euros, et le report de ce projet de loi met le régime en difficulté”. De plus, l’Etat a augmenté de 10 à 11 % la part de financement de France Travail demandée à l’Unédic, auxquels viennent s’ajouter une non-compensation partielle des exonérations de cotisation d’assurance chômage depuis le 27 décembre 2023 (à hauteur de 12 milliards d’euros), les impacts de la réforme du chômage des indépendants et la suppression de la part salariale au profit d’une fraction de CSG.
En conséquence, les dirigeants de l’Unédic demandent au Premier ministre de pouvoir travailler avec lui et les services de l’État à la sécurisation de la situation financière de l’assurance chômage, et ce “dans les plus brefs délais”.
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