Astrid Panosyan-Bouvet devient ministre déléguée de Catherine Vautrin


A la une

Reportée à plusieurs reprises, l’annonce du gouvernement de François Bayrou, le Premier ministre qui a succédé à Michel Barnier après la censure de ce dernier, a finalement eu lieu hier soir, lundi 23 décembre. Ce gouvernement de 35 ministres (dont 18 femmes) est dominé par des figures du centre et de la droite.

Catherine Vautrin revient au travail !

Catherine Vautrin, qui avait été ministre du travail du gouvernement Attal avant de basculer aux territoires et à décentralisation dans le gouvernement Barnier, revient au ministère du travail. C’est François Rebsamen, ministre de travail sous Hollande qui a porté la loi Rebsamen sur l’élargissement de la délégation unique du personnel, qui hérite du portefeuille de l’aménagement du territoire et de la décentralisation.

Catherine Vautrin se retrouve à la tête d’un grand ministère chapeautant le travail, la santé, les solidarités et les familles.

Astrid Panosyan-Bouvet travaillera sous son autorité, comme ministre déléguée en charge du travail et de l’emploi. Astrid Panosyan-Bouvet a su, comme ministre du travail de Michel Barnier, renouer le contact avec les partenaires sociaux, et enterrer la hache de guerre sur l’assurance chômage en agréant la nouvelle convention. Elle pourrait donc continuer à suivre ses dossiers : il lui faudra mener à bien la transposition dans la loi des récents accords nationaux interprofessionnels (Ani) sur les seniors et sur le dialogue social et le CSE, mais aussi enclencher la concertation autour de la réforme des retraites promise par François Bayrou afin de trouver des solutions de financement alternatives au relèvement de l’âge de départ à 64 ans, d’ici septembre 2025. 

Rappelons toutefois que, s’agissant tant de l’assurance chômage, que le gouvernement Attal voulait durcir, des rapports avec les partenaires sociaux ou des discussions sur un aménagement possible de la réforme des retraites, Catherine Vautrin et Astrid Panosyan-Bouvet ne semblent pas partager les mêmes orientations.

Travailleront également sous l’autorité de Catherine Vautrin Yannick Neuder, qui remplace Geneviève Darrieusecq au ministère de la santé, et Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée de l’autonomie et du handicap.

En revanche, la question de l’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les discriminations sont rattachées à Matignon, et confiées à Aurore Bergé. Rappelons que la France doit modifier ses textes et donc retoucher son index de l’égalité pour se conformer à une directive européenne. 

Ajoutons que Bruno Retailleau, partisan d’un durcissement de la dernière loi sur l’immigration, reste ministre de l’intérieur.

Deux anciens Premier ministre au gouvernement

Les anciens Premier ministre Elisabeth Borne et Manuel Valls entrent au gouvernement. La première hérite de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. Le second de l’outre-mer, avec les dossiers sensibles de Mayotte et de la Nouvelle Calédonie. Rappelons qu’Elisabeth Borne a fait adopter la réforme très contestée des retraites en 2023, et Manuel Valls la loi travail, également très contestée à gauche, en 2016. 

Ancien ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin hérite du ministère de la justice. L’ancien président de la Cour des comptes, le socialiste Didier Migaud, n’y aura donc fait qu’un passage éclair. 

Actuel directeur de la Caisse des dépôts et consignations, Eric Lombard devient ministre de l’économie et des finances et de la souveraineté numérique. Avec Amélie de Montchalin, en charge des comptes publics, il devra piloter la reprise et la modification des textes budgétaires afin de trouver des compromis pour les faire adopter. De nombreuses mesures dépendent de l’adoption de ces textes, la loi spéciale ne constituant qu’un expédient. On pense à l’alourdissement, ou non, de la fiscalité pour certaines entreprises et certains ménages, à la remise en cause de certains allègements de cotisations sociales patronales ou aux dispositions fiscales sur les primes transport.

Ce gouvernement, que les personnalités socialistes ont donc boudé, s’est attiré dès hier soir les foudres de Xavier Bertrand. L’ancien ministre du travail  élu président de la région Hauts-de-France contre le RN, a été pressenti un temps à la justice avant de voir son nom écarté : il a dit hier soir “refuser de participer à un gouvernement de la France formé avec l’aval de Marine Le Pen”. 

Sur fond d’aggravation du déficit public et d’un contexte économique et social marqué par les restructurations (Marc Ferracci reste ministre de l’industrie), l’exécutif doit en effet agir rapidement pour trouver des arbitrages et des soutiens parlementaires afin de faire adopter les textes budgétaires (loi des finances et loi de financement de la sécurité sociale). Le premier Conseil des ministres de ce nouveau gouvernement se tiendra le 3 janvier. Ensuite, François Bayrou prononcera son discours de politique générale le 14 janvier. 

 

Visuel réduit: 
Visibilite: 
privé
Signature: 
Bernard Domergue
Supports de diffusion: 
Ministre déléguée en charge du travail et de l’emploi, Astrid Panoysan-Bouvet travaillera sous l’autorité de Catherine Vautrin qui retrouve le travail, la santé, les solidarités avec la famille en plus dans son portefeuille.
Cacher le visuel principal ?: 
Non
Type de produit: 
Produit d’origine: 
Auteur extérieur: 
Thème d’origine: 
Application immédiate: 
Clone parent: 
854 438

Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH