Nommé Premier ministre le 13 décembre, François Bayrou a proposé jeudi aux forces politiques issues des législatives, à l’exception du Rassemblement national (RN) et de LFI (la France insoumise), de participer à son gouvernement ou à tout le moins de “participer au dialogue”.
A cette occasion, François Bayrou a déclaré : “Je propose de reprendre, et non pas de suspendre, la réforme des retraites, et de mettre en place un travail approfondi d’ici septembre, soit huit à neuf mois pour conduire ce travail avec l’ensemble des forces économiques et sociales, et avec l’ensemble des forces politiques qui sont représentées dans notre Parlement”.
Au sujet des retraites, le Premier ministre a précisé jeudi soir sur France 2 qu’il ne s’agissait pas d’abroger la réforme tout en considérant qu’il y a d’autres possibilités que l’âge de départ à 64 ans : “J’accepte que chacun des syndicats mette sur la table ce qu’il souhaite. Il est normal que ceux qui sont au marteau-piqueur partent plus tôt. J’accepte qu’on rouvre tous les sujets (..) Mais il faut se poser la question du financement des retraites (..) A terme, si on ne trouve pas de solution en commun, on en restera avec la loi d’aujourd’hui, cela place chacun face à ses responsabilités”.
François Bayrou a précisé qu’il s’engageait à ne pas utiliser le 49.3 “sauf en cas de blocage sur le budget”. Répondant à une interpellation de Sophie Binet (CGT), le Premier ministre a expliqué que la solution ne consistait pas à augmenter les impôts des entreprises. “J’espère qu’on peut avoir un budget à la mi-février”, a-t-il dit en précisant que le gouvernement reprendrait les textes suspendus par la censure.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH