Emploi, chômage et inflation : les estimations 2024 et les prévisions 2025 de l’Insee


A la une (brève)

Au quatrième trimestre 2024, selon ses dernières estimations publiées hier, l’Insee s’attend à une stabilité de l’emploi salarié en France :

  • “Les réponses des chefs d’entreprise aux enquêtes de conjoncture suggèrent une progression modeste de leurs effectifs au quatrième trimestre 2024, le climat qui synthétise leurs réponses étant un peu inférieur à sa moyenne de longue période. En outre, l’emploi en alternance, qui a nettement contribué à la hausse passée de l’emploi total (pour environ un tiers entre fin 2019 et fin 2022) puis s’est infléchi en 2023, a reculé à l’été 2024 sous l’effet de la diminution de la prime exceptionnelle de l’apprentissage, et resterait en baisse au cours des prochains trimestres. Ainsi, l’emploi dans le secteur privé continuerait de tourner au ralenti : il commencerait à s’effriter dans l’industrie, continuerait de se replier dans la construction et dans l’intérim et n’augmenterait plus dans le tertiaire marchand. De son côté, l’emploi public tendrait à se stabiliser d’ici mi-2025, après deux années de hausse en 2023 et en 2024”.

Pour le taux de chômage, la “relative stabilité” perçue en 2024 s’explique, selon l’Insee, par une hausse de l’emploi proche de celle de la population active :

  • “214 000 emplois nets ont été créés en un an, pour 256 000 actifs supplémentaires. Les taux d’emploi (69,1 %) et d’activité (74,8 %) des 15-64 ans ont continué de progresser, atteignant au troisième trimestre 2024 leur plus haut niveau, en tous les cas depuis que l’Insee les mesure (1975).

Pour 2025, la population active va augmenter, sous l’effet de la réforme des retraites (+ 40 000 actifs par trimestre). Couplée à une probable diminution du nombre d’apprentis, cette évolution entraînera une légère augmentation du taux de chômage qui atteindrait 7,6 % à la mi-2025.

Concernant la hausse des prix, l’Insee prévoit un ralentissement avec +2 % en 2024 (après +4,9 % en 2023 et +5,2 % en 2022). Pour 2025, après un pic en début d’année liée à la hausse des tarifs de santé et des assurances (+ 1,5 %), l’inflation serait limitée à un rythme annuel de +1 % en juin du fait notamment du recul attendu des prix de l’électricité en février.

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Bernard Domergue
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Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH