Le Centre d’études de l’emploi et du travail (CEE) publie une courte étude sur la valorisation des parcours syndicaux, un thème qui doit faire l’objet d’une négociation entre les organisations patronales et syndicales en 2025.
A propos de la reprise d’études universitaires visant à valider des compétences acquises pendant le mandat, cette étude constate que si elle est proposée par de plus en plus d’acteurs (Sciences Po Paris, université d’Orsay, Paris-Dauphine, Institut régional du travail de Toulouse, etc.), cette voie reste difficile pour les représentants du personnel :
“Le passage par la formation universitaire permet d’acquérir un diplôme national qui vient en quelque sorte « blanchir » le parcours syndical (..). Toutefois, cette modalité de valorisation des acquis est aussi plus coûteuse financièrement et humainement. Outre les tarifs d’inscription en formation, qui se comptent en milliers d’euros, souvent pris en charge par l’entreprise ou un opérateur de compétences (Opco), c’est l’investissement individuel du syndicaliste qui est réclamé sur le long terme. Or, tous les élus ne sont pas égaux face aux impératifs d’une formation universitaire qui, selon les cas, les mobilisent de quelques jours par semaine à plusieurs mois. Suivant son parcours scolaire initial, sa disponibilité, son niveau de responsabilités syndicales, son genre ou encore sa situation familiale, les conditions d’engagement de l’élu peuvent rendre cette rescolarisation, plus ou moins difficile. Les enseignants des formations suivies par les syndicalistes mesurent d’ailleurs le changement dans la vie des intéressés”.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH