Dans une enquête, publiée mi-novembre dernier, la Dares a démontré un lien de cause à effet entre conditions de travail et état de santé global, en croisant les données portant sur risques professionnels avec celles de la Cnam relatives au recours au soin.
L’exposition à des facteurs de risques entraîne, tout d’abord, une “augmentation des consultations médicales” et une “hausse significative du nombre de médicaments délivrés annuellement”. C’est particulièrement le cas des médicaments analgésiques, des psychotropes et des médicaments traitant les troubles musculo-squelettiques.
Par ailleurs, elle génère des absences pour maladie ordinaire voire des accidents du travail et des arrêts de travail.
Enfin, sans surprise, la productivité est touchée et les coûts organisationnels dus à l’augmentation des absences, à la rotation du personnel et à la diminution de l’engagement au travail, explosent. Avec une facture salée, de l’ordre de 476 milliards d’euros par an, en citant évoquant une étude européenne. Soit 3,3 % du PIB de l’union économique.
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