Vendredi en fin de matinée, François Bayrou, le leader centriste et fondateur du MoDem (Mouvement Démocrate) a été nommé Premier Ministre par Emmanuel Macron. Celui que l’on surnomme “le Béarnais” prend donc le relais de Michel Barnier avec en perspective le débat sur la loi spéciale et un nouveau budget à préparer.
Le nouveau Premier ministre fut un allié majeur d’Emmanuel Macron dans la campagne présidentielle de 2017.
François Bayrou est d’abord un homme de mandats locaux : il fût député des Pyrénées-Atlantiques entre 1986 et 2012, et président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques de 1992 à 2001.
Président du parti centriste UDF (Union pour la démocratie française) en 1998, il y défend une vision de centre droit autonome de la ligne du RPR (Rassemblement pour la République, parti de droite modérée). Après avoir voté pour la censure contre le gouvernement de Dominique de Villepin en 2006, il fonde en 2007 le MoDem, successeur de l’UDF.
En 1993, il est nommé ministre de l’éducation nationale dans le gouvernement de cohabitation d’Édouard Balladur et sous la présidence de François Mitterrand. Le 17 mai 2017, il est à la tête du ministère de la justice dans le gouvernement d’Édouard Philippe, mais il n’occupera la Chancellerie que jusqu’au 21 juin, rattrapé par l’affaire de ses assistants parlementaires.
En 2000, il devient commissaire au Plan, à l’initiative de Jean Castex. A son actif notamment, la publication d’une note intitulée “La grande transformation du travail : crise de la reconnaissance et du sens du travail”. Le document pointe l’accélération et l’intensification du travail, l’augmentation du stress, l’instabilité liée à la décrue du contrat à durée indéterminée, la mondialisation et la tertiarisation de l’économie. La note ne formule pourtant aucune recommandation.
Toujours sur le plan social, il a prôné une cure d’amaigrissement du code du travail. François Bayrou a également défendu la retraite par points, en ligne avec la CFDT.
Sur le passage de l’âge légal de départ de 62 à 64 ans, François Bayrou avait dénoncé la méthode et l’usage de l’article 49.3 par le gouvernement d’Elisabeth Borne afin de faire adopter le texte sans vote des députés.

Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH